Répit Québec publie son avis sur le rapport du Comité de partenaires concernés par le soutien aux personnes proches aidantes. Un positionnement porté par l’expertise collective de près de 100 organismes de répit et partenaires de partout au Québec.
En juillet 2026, le Comité de partenaires concernés par le soutien aux personnes proches aidantes rendait public son rapport Le répit au Québec : défis et recommandations, préparé à l’intention du ministère de la Santé et des Services sociaux. En septembre 2026, Répit Québec publie son avis sur ce rapport. Ce positionnement s’appuie sur l’expertise collective de près de 100 organismes de répit et partenaires provenant de différentes régions du Québec, des organisations qui possèdent une connaissance approfondie des réalités vécues par les parents et les personnes proches aidantes ainsi que des conditions nécessaires à la prestation de services de répit adaptés et sécuritaires. Les deux documents sont accessibles au bas de cette page.
Le rapport du Comité de partenaires
Le rapport dresse un portrait des défis du répit au Québec et formule sept grandes recommandations, adoptées par le Comité en janvier 2026 au terme d’une vaste démarche de consultation menée auprès d’acteurs de partout au Québec, principalement des organismes communautaires. Il rappelle d’abord l’ampleur du besoin, puisque 35% des adultes québécois sont des personnes proches aidantes et que 7% offrent 20 heures et plus de soutien par semaine, un niveau d’intensité associé à un risque accru d’épuisement.
Les recommandations s’articulent autour de deux grands axes, soit le développement d’une offre de services équitable et accessible, puis le renforcement de l’expertise et de la qualité des services. Le Comité propose notamment de se doter d’un cadre provincial structurant reposant sur la concertation des acteurs, de tenir à jour un portrait des services afin d’identifier les lacunes de l’offre, de bonifier et d’adapter l’offre de répit gratuit ou à faible coût, d’agir pour réduire les obstacles d’accès, de mieux reconnaître et valoriser le travail des personnes intervenantes, de développer une offre de formation continue et spécialisée et de favoriser l’évaluation de la qualité dans une perspective d’amélioration continue. Le rapport cible également trois actions transversales à consolider, soit sensibiliser afin de favoriser la reconnaissance des personnes proches aidantes, s’approprier le Cadre de référence en proche aidance et soutenir le changement de culture. Ces recommandations pourraient orienter les futures actions du prochain Plan d’action gouvernemental pour les personnes proches aidantes, qui couvrira les années 2026 à 2031.
L’avis de Répit Québec
Répit Québec accueille favorablement le rapport et appuie ses grandes orientations, tout en précisant les conditions qui sont nécessaires à leur mise en œuvre. L’avis met de l’avant une conviction centrale : le répit est un service essentiel dont la finalité première est de soutenir le parent ou la personne proche aidante. Il ne doit pas être confondu avec un service de loisir, d’éducation, de garde, de réadaptation ou de participation sociale destiné principalement à la personne aidée, même si le service doit évidemment garantir à celle-ci un accompagnement sécuritaire, digne, bienveillant et adapté à ses besoins. Le regroupement recommande donc que le ministère reconnaisse la définition commune du répit entérinée par ses membres en 2024 et s’en serve comme assise pour orienter ses politiques, ses programmes et ses investissements.
L’avis demande aussi que le cadre provincial soit élaboré avec la participation directe et significative des organismes, que le portrait provincial des services n’impose pas une charge administrative disproportionnée aux organismes communautaires et que le financement reconnaisse l’ensemble des coûts réels d’un service sécuritaire et de qualité, y compris l’accueil et l’évaluation des besoins, la préparation des séjours, les communications avec les familles, la formation, la supervision et la coordination. Répit Québec invite enfin les décideurs à miser sur les expertises et les outils déjà développés par le milieu, soit le profil de compétences élaboré avec l’Université TÉLUQ, les balises de qualité de Repères Répit et le Parcours d’apprentissage destiné aux organismes et à leur personnel, et à associer le regroupement et les organismes spécialisés en répit à la gouvernance, à la mise en œuvre et à l’évaluation des actions gouvernementales.
Les recommandations du rapport représentent une occasion importante de structurer davantage le répit au Québec. Pour que cette démarche produise les résultats attendus, elle doit s’appuyer sur les expertises existantes, préserver la capacité d’adaptation des organismes communautaires et être accompagnée d’un financement stable et suffisant.
Alors que de nouvelles collaborations semblent vouloir se concrétiser, Répit Québec souhaite contribuer activement à ces travaux et mettre à la disposition du ministère l’expertise, les outils et les connaissances développés avec les organismes de répit. C’est ainsi que pourra se construire une offre de répit plus accessible, diversifiée, équitable et durable partout au Québec.
Consultez les documents :
- Avis de Répit Québec sur le rapport Le répit au Québec : défis et recommandations (septembre 2026)
- Rapport du Comité de partenaires concernés par le soutien aux personnes proches aidantes, Le répit au Québec : défis et recommandations (juillet 2026)

